Oui, on pourra pousser sa caisse chez le préparateur dans GTA VI, et Rockstar l’a déjà écrit noir sur blanc. Deux ateliers de customisation sont confirmés dès l’annonce des éditions, Rideout Customs et One-Eyed Willie’s, tous deux réservés à l’édition Ultimate. Reste à savoir jusqu’où ira ce tuning floridien, et si le jeu de base aura ses propres garages gratuits. On fait le point, vingt ans d’héritage à l’appui.
Ce que Rockstar a confirmé sur la customisation des voitures
Commençons par le solide. En dévoilant l’édition Ultimate de GTA VI, Rockstar a listé sur sa page officielle deux garages de customisation nommés : Rideout Customs, à Vice City, et One-Eyed Willie’s, à Lake Leonida. Le premier transforme les voitures de série en pièces uniques, intérieurs travaillés, jantes et styles « donk » à l’appui. Le second se spécialise dans le tout-terrain et propose des peintures faites à la main. Les deux sont présentés comme réservés à l’édition premium. Reste une question ouverte : le jeu de base aura-t-il ses propres ateliers gratuits ? Rockstar n’en a nommé aucun, mais la série n’a jamais privé le joueur d’un garage de mods, de Los Santos Customs à Benny’s.
Sur le fond des options, le lot de 63 captures officielles publié le 24 juin 2026 a mis fin aux devinettes. La customisation de GTA VI mêle un volet performance, moteur, freins, suspension, transmission et turbo, et un volet esthétique très fourni : carrosserie, jantes, vitres, intérieurs détaillés, peintures personnalisées et ce fameux style donk, ces berlines perchées sur d’énormes roues, folklore automobile du sud des États-Unis. Autrement dit, on retrouve la profondeur de GTA Online, réinjectée dans un jeu solo.
Rideout Customs et One-Eyed Willie’s : deux ateliers, deux philosophies
Les deux garages nommés dessinent déjà une intention. Rideout Customs, planté en pleine Vice City, incarne le custom urbain : jantes, intérieurs cuir, styles donk et lowrider, le vocabulaire visuel de la scène hip-hop locale. One-Eyed Willie’s, à Lake Leonida, joue une autre partition, celle du tout-terrain et des peintures artisanales, cohérente avec les marais et les pistes de l’arrière-pays. Un atelier pour la frime en ville, l’autre pour la boue : Rockstar couvre les deux extrémités de la Floride.
Un détail fâche, cela dit. Ces deux garages, comme le Paradise Garage de Watson Bay, sont réservés à l’édition Ultimate à 99,99 euros. C’est la première fois que le studio loge des établissements du monde ouvert d’un jeu solo derrière une édition payante, un point qu’on détaille dans notre dossier sur le contenu verrouillé de l’édition Ultimate. L’histoire de Jason et Lucia, elle, reste complète dans les deux éditions : le contenu verrouillé porte sur de la customisation optionnelle.
Vingt ans de garages Rockstar, de TransFender à Los Santos Tuners
La customisation de GTA VI ne sort pas de nulle part. C’est l’aboutissement d’un savoir-faire patiemment accumulé. En 2004, San Andreas ouvre la voie avec les premiers vrais garages de mods de la saga : TransFender pour le tout-venant, débloqué après la mission Cesar Vialpando, Loco Low Co pour les lowriders à hydrauliques, et Wheel Arch Angels pour les tuners de rue. Peinture, jantes, nitro, aileron : l’ADN est déjà là.
Neuf ans plus tard, GTA V systématise le principe avec Los Santos Customs, chaîne de garages présente sur toute la carte. Puis GTA Online transforme la customisation en discipline à part entière : Benny’s Original Motor Works ramène les lowriders et leurs hydrauliques le 20 octobre 2015, avant que Los Santos Tuners n’ajoute le 20 juillet 2021 tout l’univers du tuner, avec le LS Car Meet et son Auto Shop. GTA VI hérite de ce cumul et le condense. Le tableau ci-dessous résume cette montée en puissance.
Du donk au tout-terrain : la Floride dicte le style
Si Rockstar met le paquet sur le custom, c’est que le décor l’exige. Leonida, transposition de la Floride, charrie une culture automobile immédiatement reconnaissable : muscle cars des années 1980, lowriders à hydrauliques, et surtout les donks, ces berlines juchées sur des roues démesurées, star des rues de Miami. Le décor floridien et la scène hip-hop locale en font un pilier visuel du jeu, visible dès les premières images. Les voitures et véhicules de GTA VI semblent pensés pour passer par la case garage.
Le Trailer 2 donne le ton : la caisse n’est pas qu’un moyen de transport, c’est un statut social qu’on affiche. C’est exactement là qu’interviennent les ateliers, pour traduire ce statut en chrome, en peinture et en jantes. Difficile, en le regardant, de ne pas déjà imaginer sa propre version.
Ce qui reste flou
Restons honnêtes sur les zones d’ombre. Rockstar a confirmé les catégories de mods et deux ateliers, mais pas le détail des menus, ni les prix in-game, ni le nombre exact de garages gratuits face à ceux verrouillés derrière l’Ultimate. On ignore aussi si les mods de performance affecteront le comportement routier comme dans GTA Online, ou s’ils resteront surtout cosmétiques en solo. Enfin, tout ce qui touche à la customisation dans le futur mode en ligne relève encore de la spéculation : à classer en rumeur tant que Rockstar n’a rien dit.
Une chose est sûre en revanche : la customisation ne sera pas un gadget. Entre l’héritage de vingt ans, des catégories de mods confirmées et un décor taillé pour le custom, GTA 6 promet le garage le plus riche jamais signé Rockstar. Rendez-vous le 19 novembre 2026 pour ouvrir le capot. Pour aller plus loin, voyez aussi si l’on pourra personnaliser Jason et Lucia eux-mêmes.
C’est le genre de détail qui ne fait pas la une, mais qui fait dire à un fan qu’un autre fan a conçu le jeu. Grand Theft Auto VI n’a pas fini de nous montrer son atelier.
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