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GTA IV vs San Andreas : quel est le meilleur GTA ?

GTA IV ou San Andreas, quel est le meilleur GTA ? On compare Liberty City et l'État de San Andreas : époque, carte, héros, moteur, ventes et notes.

Par Alfred de GTA Zone · Publié le 28 août 2026 · 7 min de lecture

Diptyque comparant la skyline ensoleillée de Los Santos dans San Andreas et le Liberty City gris et brumeux de GTA IV
Rockstar Games · montage GTA Zone

Impossible de trancher net entre les deux GTA préférés de bien des fans. GTA IV détient la meilleure note de toute la saga, 98 sur 100 sur Metacritic, quand San Andreas en reste le plus gros succès commercial, record de ventes de la PlayStation 2. Deux visions opposées du monde ouvert : l’épopée gangsta d’un État entier contre un drame criminel réaliste. Voici ce qui les sépare vraiment.

GTA IV, le rêve américain qui vire au cauchemar

Le 29 avril 2008, Grand Theft Auto IV fait entrer la série dans l’ère HD. On y suit Niko Bellic, immigré d’Europe de l’Est et vétéran de guerre, débarqué à Liberty City (le New York de Rockstar) chez son cousin Roman, persuadé d’y trouver une vie meilleure. Le ton tranche avec tout ce que la saga avait produit : plus sombre, plus adulte, une critique frontale du rêve américain. Niko tue pour de l’argent mais traîne ses fantômes, et le jeu ne le laisse jamais l’oublier.

Sous le capot, GTA IV inaugure pour la franchise le moteur RAGE (Rockstar Advanced Game Engine), celui qui propulse encore GTA V, Red Dead Redemption 2 et le futur GTA VI. Il est aussi le premier jeu commercial à embarquer la physique Euphoria de NaturalMotion : les PNJ ne rejouent plus des animations préenregistrées, ils trébuchent, se rattrapent à une rambarde, protègent leur tête en tombant, le tout calculé en temps réel. La conduite, lourde et pataude, assume une inertie quasi simulation. C’est un GTA qui veut qu’on ressente le poids des choses.

Fusillade nocturne dans GTA IV : un policier de Liberty City à couvert, une explosion et une voiture de police devant des immeubles éclairés
Nuit chaude à Liberty City : la police, les explosions et la physique Euphoria qui régit chaque impact, marque de fabrique de GTA IV. Source : Rockstar Games

San Andreas, l’épopée gangsta d’un État entier

Sorti quatre ans plus tôt, le 26 octobre 2004 sur PlayStation 2, Grand Theft Auto: San Andreas joue la partition inverse : la démesure. Fini la ville unique, le jeu déroule tout un État fictif calqué sur la Californie et le Nevada, avec trois métropoles (Los Santos, San Fierro, Las Venturas) reliées par des campagnes, du désert et des montagnes. On y incarne Carl « CJ » Johnson, de retour à Los Santos en 1992 pour enterrer sa mère, aussitôt happé par la guerre des gangs de son quartier, Grove Street.

C’est le GTA le plus ambitieux de sa génération. Rockstar North y greffe des mécaniques de jeu de rôle : CJ prend du muscle ou du gras selon son alimentation et son sport, gagne du respect, recrute des membres de gang et conquiert des territoires. On peut enfin nager, plonger, piloter des avions et personnaliser son personnage (coupe, tatouages, vêtements). Là où GTA IV resserre, San Andreas ouvre les vannes, quitte à verser dans le too much assumé, jetpack compris.

CJ marche vers la caméra une arme compacte à la main, un lowrider rouge derrière lui sur un pont mouillé dans GTA San Andreas
CJ et son lowrider : gangs, respect et culture West Coast au cœur de San Andreas, ici dans le remaster Definitive Edition. Source : Rockstar Games

Deux philosophies : le réalisme contre le terrain de jeu

C’est le cœur du débat. San Andreas est un immense bac à sable pensé pour le plaisir immédiat : tout est permis, tout est exagéré, la conduite est arcade et nerveuse, le contenu déborde. GTA IV prend le contre-pied, il cherche la crédibilité : un monde plus dense que vaste, une physique tangible, un système de couverture pour les fusillades et un scénario qui refuse la légèreté. Rockstar y sacrifie volontairement des jouets emblématiques, il n’y a même plus d’avions pilotables à la sortie, seulement des hélicoptères.

Ce clivage a durablement fracturé la communauté. Pour un camp, San Andreas reste le sommet indépassable, généreux et fun. Pour l’autre, GTA IV est le plus mature, le plus cohérent, le vrai tournant artistique de la série. GTA V tranchera plus tard en fusionnant les deux, l’ampleur de San Andreas et une partie du réalisme d’Euphoria, et GTA VI penche à nouveau, nettement, du côté réaliste hérité de GTA IV.

Le tout premier trailer de GTA IV, « Things Will Be Different », qui posait déjà le ton mélancolique de Niko et de Liberty City. Source : Rockstar Games

La carte : une ville dense contre un État entier

Le fossé se voit sur la carte. Selon le classement de Sportskeeda, l’État de San Andreas couvre environ 38,2 km², contre 16,14 km² pour le Liberty City de GTA IV, soit près de 2,4 fois plus grand. Mais la comparaison brute ment un peu : San Andreas mise sur la variété des décors (ghetto, collines, désert, casinos), quand GTA IV concentre tout dans une métropole verticale, étouffante, bardée de détails. Moins vaste, mais plus dense.

La technique : RenderWare tire sa révérence, RAGE entre en scène

San Andreas est le chant du cygne du moteur RenderWare, celui de GTA III et Vice City, poussé à son maximum sur PS2. GTA IV, lui, ouvre l’ère RAGE et Euphoria, la base technologique que Rockstar peaufine encore aujourd’hui. C’est tout l’écart de génération résumé en un jeu : le dernier grand GTA « à l’ancienne » face au premier GTA « moderne ».

Fusillade en plein jour dans GTA IV : Niko tire, une vitre de voiture explose en éclats devant un taxi jaune de Liberty City
Fusillade nerveuse à Liberty City : au-delà du verre qui vole, c'est la physique Euphoria qui a fait de GTA IV la référence du ragdoll réaliste en 2008. Source : Rockstar Games

Critique et ventes : le mieux noté contre le plus vendu

Côté presse, GTA IV l’emporte : 98 sur 100 sur Metacritic, la meilleure note de toute la saga et l’un des jeux les mieux notés de l’histoire. San Andreas suit avec un excellent 95 sur 100. Côté ventes, San Andreas domine : plus de 27 millions d’exemplaires, ce qui en fait le jeu le plus vendu de toute la PlayStation 2. GTA IV n’a pas à rougir non plus, avec plus de 25 millions d’unités et surtout un démarrage record, plus de 500 millions de dollars de recettes dès la première semaine. Deux blockbusters, deux façons de gagner.

Où (re)jouer à GTA IV et San Andreas

Petit paradoxe : le mieux noté est aujourd’hui le plus dur à trouver. GTA IV n’a jamais eu de remaster. On y joue sur PC via Grand Theft Auto IV: The Complete Edition et sur Xbox par rétrocompatibilité, mais il reste absent des PlayStation modernes. Nos captures de GTA IV proviennent de cette version PC d’origine. San Andreas, à l’inverse, est partout : la version classique, mais surtout le remaster Grand Theft Auto: The Trilogy, The Definitive Edition (2021, toutes plateformes, et mobile via l’application Netflix), d’où viennent nos captures de CJ. On fait le point sur ce portage dans notre avis sur la Trilogy Definitive Edition.

Alors, GTA IV ou San Andreas ?

Si vous voulez le plus grand, le plus généreux, le plus fun, foncez sur San Andreas : un État entier, du RPG, des dizaines d’heures de bêtises assumées. Si vous cherchez le plus abouti, le plus adulte, le vrai virage vers le GTA moderne, GTA IV reste imbattable. L’un est un terrain de jeu, l’autre un film noir jouable. Deux chefs-d’œuvre, deux écoles.

Bonne nouvelle pour tout le monde : GTA VI récupère le meilleur des deux, l’ampleur d’un monde ouvert géant et le réalisme physique né avec GTA IV, pour une sortie fixée au 19 novembre 2026. On a d’ailleurs comparé GTA VI face à San Andreas et GTA VI face à GTA IV. Pour prolonger, replongez dans nos rétrospectives de San Andreas et de GTA IV, ou dans notre comparatif San Andreas contre GTA 5.

Le tableau ci-dessous résume tout ce qui oppose les deux monuments.

GTA IV (2008)GTA San Andreas (2004)
Sortie 29 avril 2008 (PS3, Xbox 360)26 octobre 2004 (PlayStation 2)
Studio Rockstar NorthRockstar North
Époque, cadre 2008, Liberty City1992, l'État de San Andreas
Inspiration réelle New YorkCalifornie et Nevada (Los Santos, San Fierro, Las Venturas)
Protagoniste Niko Bellic, immigré et vétéran de guerreCarl « CJ » Johnson
Moteur RAGE + Euphoria (premières fois)RenderWare
Taille de la carte ≈ 16,14 km²≈ 38,2 km²
Nouveautés phares Physique Euphoria, système de couverture, téléphone, ton réalisteRPG (muscle, respect), nage, avions, guerre de gangs
Note Metacritic 98/100 (record de la saga)95/100
Ventes Plus de 25 millions, plus de 500 M$ dès la 1re semainePlus de 27 millions, record de la PS2
Disponible en 2026 PC et Xbox (rétrocompatibilité), pas de remasterDefinitive Edition 2021, toutes plateformes et mobile

FAQ

GTA IV ou San Andreas, lequel est le meilleur ?

GTA IV détient la meilleure note de la saga (98/100 sur Metacritic) grâce à son réalisme et sa mise en scène. San Andreas reste le plus vaste et le plus vendu, avec du RPG et trois villes. Pour la maturité, GTA IV ; pour l'ampleur et le fun, San Andreas.

Quel est le plus grand entre GTA IV et San Andreas ?

San Andreas, largement. Sa carte couvre environ 38 km² (trois villes plus des campagnes et du désert) contre environ 16 km² pour le Liberty City de GTA IV, soit près de 2,4 fois plus grand, selon le classement de Sportskeeda. GTA IV compense par une densité verticale.

Peut-on encore jouer à GTA IV en 2026 ?

Oui, mais uniquement sur PC (Grand Theft Auto IV: The Complete Edition) et sur Xbox par rétrocompatibilité. GTA IV n'a jamais eu de remaster et reste absent des consoles PlayStation modernes.

Pourquoi GTA IV a-t-il une meilleure note que San Andreas ?

GTA IV (98/100) a marqué les critiques par son saut technologique (moteur RAGE, physique Euphoria), son écriture adulte et sa Liberty City ultra-détaillée. San Andreas (95/100) reste un sommet, mais GTA IV est arrivé comme une révolution de génération.

Sources

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