Le combat a longtemps été le maillon faible de la saga : correct, jamais mémorable. Avec l’Extended Look du 27 août, Grand Theft Auto VI change de catégorie. Prise de couvert moderne, capacité Focus héritée de Red Dead Redemption 2, tir de suppression et choix de ne pas tuer : voici ce qui sépare vraiment le système de tir de GTA VI de celui de GTA 5.
Le tir de GTA VI change de catégorie
GTA V, comme RDR2, s’appuyait beaucoup sur le verrouillage automatique, une commodité qui pardonnait tout. L’aperçu de GTA VI montre au contraire un shooter à couvert bien plus contemporain : Jason et Lucia se collent aux murs, tirent en aveugle par-dessus les obstacles et enchaînent les prises d’angle dans un couloir d’immeuble. La visée libre reste là, mais elle devient la norme, avec des réglages d’assistance relégués au menu d’accessibilité.
Le ressenti suit. Selon les analyses de l’aperçu, chaque arme délivre un recul et un impact plus francs qu’avant, ce qui récompense les rafales courtes plutôt que le tir continu façon « spray and pray ». Autre emprunt à Red Dead : les armes longues se portent désormais physiquement, en main ou sanglées dans le dos, et l’on ne peut plus stocker deux fusils à la fois sans en garder un sorti. Le maniement se rapproche de la simulation, loin de l’inventaire magique de GTA 5.
Focus, le Dead Eye version fusillade urbaine
C’est la vraie nouveauté mécanique. Le Focus est à GTA VI ce que le Dead Eye était à RDR2 : on l’active, le temps se dilate, et une carte des points faibles se superpose à la cible. Les zones rouges désignent les organes vitaux, tête ou cœur, où l’impact est mortel ; les zones jaunes marquent les genoux ou les mains, où l’on neutralise ou désarme sans tuer.
Deux différences le rendent plus large que son cousin de l’Ouest. D’abord, le Focus ne tire pas à votre place : il diagnostique, mais c’est vous qui visez et pressez la détente. Ensuite, il ne se limite pas au vivant : il cible aussi les organes d’un véhicule, réservoir, pneus ou bloc moteur, de quoi stopper une poursuite sans transformer chaque scène en carnage. La capacité puise dans une jauge (violette dans l’aperçu) que l’on recharge en performant au combat ou via des consommables trouvés dans le monde, comme les smoothies revigorants. Un système taillé pour le tempo nerveux des braquages et des courses-poursuites de Leonida.
Tuer n’est plus la seule option
Grande rupture avec les opus précédents : GTA VI vous laisse traverser certains affrontements sans faire de victime. Rob Nelson, co-directeur de Rockstar North, a confirmé au magazine Famitsu une mécanique inédite, le tir de suppression : « au lieu de tirer directement sur la police, vous pouvez volontairement manquer et tirer à côté d’eux, ce qui peut les désorienter et vous laisser le temps de fuir ». Dans la foulée, on peut viser les jambes ou les mains pour immobiliser ou désarmer un adversaire, une option montrée dans l’aperçu quand Jason met un ennemi à terre sans l’achever.
Le jeu vous informe en direct grâce à un feedback codé couleur, d’après les analyses du preview : la neutralisation et l’élimination se distinguent à l’écran, dans la logique des zones jaunes et rouges du Focus. Surtout, ces choix ne sont pas cosmétiques : tuer police et civils pèse sur votre réputation, ce fameux profil criminel qui juge la manière dont vous opérez. On décortique cette couche de conséquences dans notre article dédié au profil criminel de GTA VI, et la liste réelle de l’arsenal dans notre point sur les armes confirmées.
Au volant, à moto et bientôt manette en main
Le combat ne s’arrête plus aux pieds du personnage. GTA VI élargit le tir en mouvement : dans l’aperçu, Jason abat un hélicoptère depuis la banquette arrière d’une voiture, et le drive-by s’étend aux vitres, aux plateaux de pick-up, voire au nageur selon les descriptions. Un basculement d’épaule, pour changer le côté où la caméra se place, fait aussi son retour. Ces détails, encore au stade du rapporté, dessinent un système de tir pensé pour rester lisible en pleine cavale.
S’y ajoutent des retouches de confort qui parlent aux vétérans. Le sprint quitterait le matraquage de X pour un clic sur L3, comme dans la plupart des jeux modernes, libérant le pouce droit pour la caméra. Autant de petites pierres qui, mises bout à bout, séparent nettement la conduite du chaos de GTA 5 de la fusillade plus tactique promise ici. Pour situer ce système dans l’ensemble des révélations, on a passé au crible tout le gameplay de GTA 6 et comparé les deux univers Rockstar dans notre dossier GTA VI face à RDR2.
Rendez-vous à la sortie du 19 novembre pour juger, une fois la détente sous le doigt, si le combat tient enfin ses promesses.
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