Oui, Vice City revient. Avec GTA VI, Rockstar replante le drapeau dans sa réplique de Miami, vingt-quatre ans après l’original sorti en 2002. Mais la ville a changé d’époque, de moteur et d’échelle. Voici ce qui sépare le Vice City culte de 1986 de celui, moderne, de Grand Theft Auto VI.
Le même nom, deux époques que tout oppose
Le Vice City de 2002 était figé en 1986 : pastels, costumes blancs, synthé et cocaïne, un hommage assumé à Scarface et à Miami Vice. Celui de GTA VI se déroule aux années 2020. Rockstar le résume d’une formule sur sa page officielle : les protagonistes Jason et Lucia se retrouvent « du côté le plus sombre de l’endroit le plus ensoleillé d’Amérique ». Exit la nostalgie 80s pure, place à la Floride de l’ère des réseaux sociaux, des clips verticaux et des influenceurs.
De RenderWare à RAGE : vingt-quatre ans de saut technique
L’original tournait sur RenderWare, le moteur partagé avec GTA III et San Andreas, calibré pour la PlayStation 2. GTA VI s’appuie sur le moteur maison de Rockstar, le RAGE, dans la lignée technique de Red Dead Redemption 2 (2018). Le studio n’a pas détaillé publiquement la technologie de GTA VI, mais les deux trailers laissent voir une densité de passants, une météo et une simulation du monde hors de portée de 2002. La barre n’est plus la même : là où Vice City affichait quelques dizaines de PNJ à l’écran, GTA VI vise des foules.
Une ville isolée en 2002, un État entier en 2026
En 2002, Vice City était une ville compacte, deux grandes îles reliées par des ponts. GTA VI en fait le cœur battant d’un État complet, Leonida, la version Rockstar de la Floride, avec les Leonida Keys, Grassrivers, Port Gellhorn, Ambrosia et le parc national de Mount Kalaga. Le détail région par région est dans notre tour des régions de Leonida et sur la page carte. Pour situer ce saut face au précédent opus, voyez aussi notre comparatif GTA V contre GTA VI.
Le même ADN : soleil, néons et satire
Malgré l’écart, l’esprit demeure : le contraste entre le luxe clinquant des plages et la violence en coulisses, la satire mordante de l’Amérique et une bande-son omniprésente. Une précision pour les puristes : techniquement, le dernier passage par Vice City remonte à Vice City Stories (2006), une préquelle PSP située en 1984. Mais dans un GTA principal, c’est bien la première fois depuis 2002 que la ville redevient le terrain de jeu central.
Le tableau ci-dessous résume ce qui sépare les deux Vice City.
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