Pourra-t-on s’offrir une villa les pieds dans l’eau, une planque discrète ou un club qui remplit les poches chaque semaine dans GTA VI ? Rockstar n’a rien officialisé, et il faut le dire d’emblée. Mais vingt ans d’héritage, de Vice City à GTA Online, rendent le retour de l’immobilier presque inévitable. Grand Theft Auto VI ramène justement les joueurs dans la ville où tout a commencé.
Ce que Rockstar a confirmé, et ce qu’il tait
Soyons nets : à ce jour, aucune communication officielle ne mentionne l’achat de maisons ou d’entreprises dans GTA VI. La seule certitude liée à la possession de lieux tient aux deux ateliers de tuning réservés à l’édition Ultimate, listés sur la page officielle du jeu. Pour le reste, Rockstar entretient le même silence que sur le mode en ligne.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à se mettre sous la dent. Plusieurs indices circulent. Un plan du Trailer 2 montre Jason à proximité de son domicile, ce qui a nourri l’idée d’un système d’entretien ou de rénovation du logement. Les fuites massives de septembre 2022, dont l’authenticité a depuis été reconnue par Rockstar, laissaient apparaître des bâtiments accessibles. Et le casting officiel donne le ton : Boobie Ike y est présenté comme une légende de Vice City qui a bâti un empire mêlant immobilier, club et studio d’enregistrement. Dans un jeu qui met l’argent au centre, difficile d’imaginer que le joueur reste simple spectateur.
Vice City, le berceau de l’empire immobilier
Le clin d’œil est trop gros pour être ignoré. En 2002, le premier Vice City faisait déjà de l’immobilier un moteur de progression. Tommy Vercetti y rachetait des commerces, transformés en « assets » qui versaient ensuite un revenu quotidien à ramasser en entrant dans une icône devant l’entreprise. Le Malibu Club, Sunshine Autos, la Print Works de contrefaçon ou le studio InterGlobal Films en étaient les vitrines : racheter l’ensemble des affaires de la ville, dont celles-ci, demandait environ 400 000 dollars et faisait partie des objectifs pour boucler le jeu à 100 %.
Cette mécanique fondatrice colle exactement au cadre de GTA VI. On y retrouve Vice City et son État de Leonida, sa culture de l’argent facile et ses fortunes bâties dans l’ombre. Reprendre l’idée de l’empire qui grandit brique par brique serait un hommage logique autant qu’une évidence de game design. Pour un tour d’horizon du casting qui peuple cette ville, on a détaillé les personnages secondaires de GTA VI, Boobie Ike en tête.
De San Andreas à GTA Online : la propriété comme moteur
Vice City n’a pas été un cas isolé. Deux ans plus tard, San Andreas laissait CJ récupérer des planques aux quatre coins de l’État. Puis GTA V a systématisé le principe : après la mission « Nervous Ron », chacun des trois protagonistes pouvait s’approcher d’un panneau « À vendre » pour racheter une entreprise, d’un atelier Los Santos Customs à un aérodrome, en passant par un cinéma ou un bar. Ces biens versaient un revenu hebdomadaire ou servaient de garage, en plus des planques attribuées à chaque héros.
C’est pourtant GTA Online qui a poussé l’idée le plus loin. En treize ans, l’immobilier y est devenu le cœur de la progression : appartements, bureaux, entrepôts, arcades, agences, chaque extension ajoutait ses propriétés à acheter et à faire tourner. Un modèle que l’on décortique dans notre classement des meilleurs business de GTA Online. Sachant que le futur mode en ligne de GTA VI reprendra forcément ce moteur, l’immobilier solo apparaît comme le socle naturel de tout l’édifice.
Ce que l’on peut raisonnablement attendre
En croisant l’héritage et les indices, quelques paris se dégagent. Le retour des planques est quasi certain : c’est une constante de la série, et Jason a déjà un toit. Les entreprises à revenus sont attendues, dans la lignée directe des assets de Vice City et des business de GTA V. Un système d’entretien ou de rénovation du domicile est possible, si l’on en croit ce fameux plan du trailer. Et l’immobilier en ligne est acquis d’avance, puisqu’il structure GTA Online depuis 2013.
Reste la règle d’or : tant que Rockstar n’a pas parlé, tout cela demeure une projection éclairée, pas une promesse. L’écrasante majorité des fuites GTA 6 se révèlent fausses, et le studio a l’art de surprendre. Mais entre un cadre taillé pour l’argent, un casting d’entrepreneurs du crime et vingt ans de mécaniques, l’achat de propriétés est l’un des paris les plus sûrs que l’on puisse faire sur GTA VI. On saura à quoi s’en tenir le 19 novembre, sauf annonce anticipée : d’ici là, on suit le compte à rebours sur notre page date de sortie.
Commentaires
Soyez le premier à réagir.